CONFERENCES PARTICULIERES

à tous les Philosophes de l’Unité

CONFERENCES PARTICULIERES

Enregistré dans : ACCUEIL — 2 février, 2009 @ 4:59

Bonjour à tous et bienvenue !

“Conférences particulières” est le blog de Sagi Nahor, S.I. I. de la Loge Martiniste ”Maharba”.

Ce blog est consacré au Martinisme, c'est-à-dire à Louis-Claude de Saint-Martin et à Martinez de Pasqually, théosophes chrétiens du XVIIIème siècle.

Son seul but est d'offrir aux Martinistes et aux chercheurs, aux Hommes de Désir, des réflexions, des informations sur cette Tradition Martiniste, qui constitue, à bien des égards, le Coeur du Christianisme.

Bonne lecture à tous,

SAGI NAHOR



LE MARTINISME ou LA THEOSOPHIE OCCIDENTALE

Enregistré dans : REFLEXIONS — 20 novembre, 2009 @ 3:07

Au Frère IGNIFER, mémoire éternelle. 

LES MARTINISMES 

Le qualificatif de Martiniste fut appliqué, parfois jusqu’à la confusion, à la fois à la pensée de Louis-Claude de Saint-Martin et au système théurgique de Martinez de Pasqually. Il est vrai que Saint-Martin fut le disciple de Martinez et que son œuvre littéraire emprunte beaucoup à l’enseignement de Martinez, principalement dans ses deux premiers ouvrages : « Des Erreurs et de la Vérité » et surtout « le Tableau naturel des rapports qui unissent Dieu, l’Homme et la Nature ». Le Martinisme, au sens large, inclut l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l’Univers, qui fut le premier  à véhiculer la doctrine de Martinez de Pasqually.  Il inclut aussi le Régime Ecossais Rectifié de la Franc-Maçonnerie, par le fait que son créateur, Jean-Baptiste Willermoz, fut aussi un disciple de Martinez de Pasqually et surtout, parce que la réforme de la Stricte Observance Templière faite par Willermoz, introduisit au sein du Régime Rectifié, les éléments majeurs de la doctrine de Martinez. Le Martinisme, au sens restreint, ne devrait indiquer que la pensée saint-martinienne, telle qu’elle est présentée dans les ouvrages signés par le Philosophe Inconnu. Le Martinisme inclut enfin l’Ordre Martiniste fondé par Papus et A. Chaboseau, et tous les Ordres qui en découlent.

LE MARTINISME AU SENS LARGE 

Le Martinisme est un courant de pensée, tributaire de la doctrine  transmise par Martinez de Pasqually.  Sans cette doctrine, dont les grandes lignes furent fixées dans le « Traité sur la Réintégration des êtres », il n’y a pas de Martinisme, ni au sens large, ni au sens restreint. 

L’œuvre de Saint-Martin, comme celle de Willermoz et même celle de Martinez de Pasqually, n’ont de sens que dans l’étude, la mise en pratique et la transmission de cette doctrine. Cette doctrine est une explication, un commentaire ésotérique de la Bible, Ancien et Nouveau Testament. Le Martinisme constitue l’ésotérisme orthodoxe du Christianisme. C’est en cela qu’il est gnostique, la Gnose étant la Sagesse intérieure à une Tradition. Dans l’état actuel des recherches historiques, personne ne sait exactement comment Martinez de Pasqually est entré en possession de cette doctrine. Tout ce que l’on peut noter, c’est que cette doctrine possède beaucoup de points communs avec les spéculations théologiques de l’école d’Alexandrie, d’avant le concile de Nicée, c’est-à-dire du Christianisme des 2ème et 3ème siècles de notre ère, raison pour laquelle le Martinisme est dit être judéo-chrétien. L’œuvre littéraire de Saint-Martin, comme l’œuvre rituelle de Willermoz au sein du R.E.R. tentent de transmettre cette doctrine, à deux publics différents, en souffrant du même handicap : ne pas trahir le serment de silence, prêté au sein de l’ordre des Elus-Coëns. Car l’existence du « Traité sur la Réintégration », résumé doctrinal de cet enseignement, devait rester secrète et ce Traité lui-même n’était accessible que dans les degrés terminaux de l’Ordre Coën. Il demeure qu’aujourd’hui, Dieu voulant, nous sommes en possession de ce Traité, qui est la source et la racine des ouvrages de Saint-Martin et des rituels du R.E.R. Dit autrement, tout Martiniste, au sens large du terme, se doit de connaître ce Traité. C’est là le premier travail de tout Martiniste contemporain. 

SAINT-MARTIN,  DE  LA  PHILOSOPHIE  A  LA  THEOSOPHIE 

Il y a plusieurs façons d’aborder l’étude de la pensée Saint-Martinienne

La première est purement philosophique.  L’auteur est alors étudié comme tout autre philosophe, que ce soit Platon, Aristote, Schopenhauer, ou Bergson, par exemple. Cette approche relève d’une pensée universitaire, très utile, mais incomplète, voire réductrice. Car Louis-Claude de Saint-Martin, s’il se présente comme un  philosophe est avant tout un théosopheLa théosophie a ceci de particulier, d’unir la Philosophie à la Tradition, c’est-à-dire d’unir la réflexion humaine, à  la révélation divine. Cette théosophie tend à éclairer l’homme sur ce qu’il est  : c’est l’IlluminismeDe là, une seconde méthode d’apprentissage,  initiatique, qui utilise en plus de l’étude intellectuelle, une approche symbolique des éléments majeurs de la pensée Saint-Martinienne. Cet apprentissage du symbole et ce développement de la pensée symbolique est la caractéristique des Sociétés dites initiatiques. Une société initiatique a pour caractéristique de ne pas privilégier la propriété rationnelle et analytique du Mental, mais au contraire ses propriétés intuitives et synthétiques. Pour l’étude du Philosophe Inconnu, l’Ordre Martiniste est sensé assumer ce rôle. Lorsque je parle de l’Ordre Martiniste, j’englobe tous les Ordres Martinistes et également la Société des Indépendants. L’Ordre Martiniste a fonction de développer chez ses membres cette pensée symbolique, qui permet d’aborder l’étude de Saint-Martin sous un autre angle que celui de la philosophie universitaire et rationnelle. 

LA PRATIQUE DU MARTINISME 

 L’union de la Philosophie et de la Tradition, dont j’ai parlé, ne peut mener qu’à une pratique spirituelle, qui n’est pas une religion en elle-même, mais qui est un exercice de type religieux. 

Dans le cadre du Martinisme, le substrat religieux est le Christianisme, qui repose sur la Personne historique de Jésus Christ ; sur son message qui est l’Evangile et  sur l’Assemblée de ses disciples qu’il a désiré, sinon institué : l’Eglise. Louis-Claude de Saint-Martin établit une distinction très nette entre l’Eglise institutionnelle, qu’il nomme le catholicisme et l’Eglise idéale, parfaite, qu’il nomme le christianisme. Pour lui, l’église institutionnelle est  l’école préparatoire à l’Eglise vraie. Cette idée a deux conséquences : Pour entrer dans l’Eglise vraie il faut se préparer le temps nécessaire (qui peut prendre des années, ou une vie) en fréquentant l’Eglise préparatoire. Lorsque l’on est bien préparé, il est possible de délaisser cette forme institutionnelle, parce qu’on l’a accomplie, pleinement assumée et intégralement vécue, de l’intérieur. De là, deux attitudes excessives sont à craindre : la première est de trop s’attacher aux formes institutionnelles et de ne jamais les transcender ; la seconde est de rejeter trop tôt ces formes institutionnelles et de basculer dans une fausse spiritualité, par manque de préparation. Quel que soit le stade atteint par le Martiniste, réel ou supposé, sa pratique spirituelle est la Prière. Cette prière est spontanée, elle jaillit du Cœur, c’est une prière d’adoration, d’admiration, qui peut être verbalisée, vocalement ou mentalement ; elle peut être un simple silence, sans paroles et sans pensées. La pratique du Martinisme est très proche, sur le fond,  de l’Hésychasme de l’Eglise d’Orient, mais elle peut être différente dans la forme. Cette pratique se rapproche aussi, à bien des égards, du yoga indou tel que définit par Patanjali. En Martinisme, il n’existe pas de rituel précis ou de texte de prière imposé. Les 10 prières de Louis-Claude de Saint-Martin sont plus des textes à méditer que des formules d’oraison. Ce qui fait qu’une prière est Saint-Martinienne, c’est avant tout l’état d’esprit dans lequel l’orant accomplit sa prière. Cet état d’esprit est déterminé et induit chez l’orant, par sa compréhension de la doctrine Mariniste. C’est en cela que le Martinisme est gnostique, associant la Connaissance à la Foi –et non pas en remplaçant la Foi par la Connaissance- Le Martinisme exige la Foi et la Connaissance, fondues ensemble jusqu’à devenir Sagesse, unique et Divine. La pratique du Martinisme est une Sophiurgie qui est à la fois l’action de la Sagesse divine en l’homme et l’action de l’homme envers la Sagesse de Dieu. A l’exemple du roi Salomon, le Martiniste désire la Sagesse de Dieu et l’attire à lui en mettant ses pensées, ses paroles et ses actes en conformité avec la Sagesse.  Cette mise en conformité passe par la compréhension de Dieu, de l’Homme et de la Nature en leurs rapports intimes; elle passe aussi par l’exercice constant des Vertus dont la Charité ou la Bienfaisance fait le type parfait. Cette sophiurgie fusionne la prière et la méditation : prière méditative et méditation priante. La prière Saint-Martinienne est une prière du Cœur, c’est-à-dire une prière qui jaillit du centre de l’Etre, de ce lieu où réside en chacun de nous, la divinité de notre état premier, l’Esprit nommé « mineur » par Martinez de Pasqually, et qui est une puissance de Dieu. Retrouver, redevenir cette puissance divine porte le nom de Réhabilitation, prémisse individuelle de la Réintégration, qui elle, sera collective. Cheminer vers cette réhabilitation porte le nom de Régénération. Mais le premier travail du Martiniste est la Réconciliation, avec Dieu, avec lui-même et avec les autres.  La réconciliation est une prise de conscience de notre éloignement vis à vis de Dieu, suivi d’un abandon à Sa volonté et d’efforts répétés pour se rapprocher de Lui. Le Martiniste est le fils prodigue de la Parabole évangélique. Ces efforts sont ordonnés et hiérarchisés suivant le système de Martinez de Pasqually, ce qui fait que le cheminement Martiniste, sa régénération, ne relève pas de la Mystique, mais de la Voie Initiatique ; et c’est aussi pour cela que, sans évacuer les rites et Sacrements de l’Eglise, le Martinisme nécessite une Initiation supplémentaire au Baptême. 

LA CARRIERE MARTINISTE 

Ce terme de « Carrière » vient de Saint-Martin qui nommait ainsi le travail du Martiniste, parce que ce travail est à plein temps, nous dirions aujourd’hui que c’est un CDI (un « contrat à durée intemporelle »)… Cette carrière,  qui est aussi un ministère, consiste à prier perpétuellement, à adorer, admirer, louer et glorifier perpétuellement le Créateur de toutes choses. 

A ce culte primitif, il en est ajouté un second, rendu indispensable depuis la chute d’Adam : c’est la pénitence, l’humble reconnaissance que nous ne sommes plus ce que nous avions vocation d’être, par nos propres fautes. La prière du Martiniste est avant tout une prière de Réconciliation individuelle avec Dieu, et de remerciement pour l’œuvre accomplie par Jésus, ce dernier étant reconnu comme Verbe-Dieu et Christ-Homme, venu pour réparer les conséquences de la chute d’Adam. Jésus-Christ est le Grand Réparateur de l’Univers autant que le Verbe-Architecte Divin. Il est l’archétype divin de l’Homme-Esprit dont le Ministère est de manifester la Présence divine au sein de la Création.  Tout le travail Saint-Martinien consiste à se rapprocher de Dieu, par son Christ et dans Son Esprit, pour transformer notre regard sur le monde qui nous environne. Cette transformation implique une nouvelle façon de penser, de parler et d’agir, qui est alors conforme à notre vocation primordiale. 

EN CONCLUSION 

Le Martiniste est un chrétien, conscient des responsabilités qu’implique son Baptême. L’étude de la Bible, voire de la langue hébraïque demeure la base de toute sa recherche. La théologie et la participation à la vie sacramentelle de la communauté constituent une option, mais une option  profitable (et très souvent nécessaire) à l’éducation spirituelle du Martiniste. Se sentant élu à la Gnose, en plus d’être appelé à la Foi, le Martiniste doit aussi connaître parfaitement la doctrine de Martinez de Pasqually et du Philosophe Inconnu, qui donne le tracé régulateur de l’Univers et de l’Homme. 

Son quotidien inclut la prière, régulière jusqu’à devenir perpétuelle. Il fouille aussi les profondeurs de sa psyché et de son mental, par de fréquentes introspections, généreuses mais sans complaisances, afin de prendre conscience de sa part d’ombre, au sein de laquelle il porte la Lumière de l’Initiation, nettoyant son aire pour que descende la Lumière divine du Saint-Esprit et que réside en lui la Présence de Dieu, car le cœur de l’homme est le Temple de Dieu, le Tabernacle sacré et absolu de Ses Saintes Puissances, Propriétés et Vertus.

SAGI NAHOR 

 

BLOG MARTINISTE

Enregistré dans : INFOS/LIVRES/REVUES — 19 novembre, 2009 @ 11:34

“Serviteurs Inconnus” est le nom d'un blog Martiniste (référencé en lien) qui propose des réflexions et des informations intéressantes sur notre Tradition, complémentaires voire différentes, du contenu de Conférences Particulières. Donc : à découvrir.

SAGI NAHOR

LUMIERE

Enregistré dans : TRADITION, RITUEL1887 — 10 novembre, 2009 @ 11:56

“Soleil divin, toi dans qui tous les esprits et toutes les âmes ont puisé leur existence, toi qui domines sur le centre de notre monde spirituel, comme le soleil élémentaire domine sur le centre de notre globe, à toi seul appartient le pouvoir d'éclairer à la fois, comme lui, tous les points de notre atmosphère, et de balancer le poids des ténèbres par l'abondance et la vivacité du jour que tu répands sur toutes les parties de la région divine que nous habitons ; à toi seul appartient le pouvoir de nous communiquer même cette portion de lumière que tu charges notre âme de verser ensuite sur les divers climats spirituels où tu nous attaches”. Nouvel Homme / L-C de St-Martin

“Fais en sorte de ne jamais oublier que tu te voues au relèvement moral de la collectivité ignorante. Inconnu de tous ceux à qui tu rendras service, tu deviendras chaque jour supérieur, entraînant dans ton ascension tous les êtres sur qui s'est répandue ta protection. L'humanité espère en toi, sache répondre à son attente et la Providence, représentée par toi sur la terre saura te faire participer à son action dans les cieux”. Rituel de 1887 / Papus

SAGI NAHOR



LES 10 OPERATIONS

Enregistré dans : INTERNE, MARTINISME ET FM — 6 novembre, 2009 @ 8:22

Dans le Traité, Martinez de Pasqually spécifie les 10 cultes qui doivent être rendus au Créateur de toute choses. Il s'agit de :

1. le culte d'expiation ;

2. le culte de grâce particulière et générale ;

3. le culte contre les démons ;

4. le culte de préservation et de conservation ;

5. le culte contre la guerre ;

6. le culte pour s'opposer aux ennemis de la loi divine ;

7. le culte de la Foi et de la persévérance dans la vertu spirituelle divine ;

8. le culte pour faire la descente de l'esprit divin ;

9. le culte pour fixer l'esprit conciliateur divin en soi ;

10. le culte annuel ou dédicace de toutes ses opérations au Créateur.

Déjà, définissons le mot culte. “Dans sa vraie définition, un culte n'est que la loi par laquelle un être, en cherchant à s'approprier les choses dont il a besoin, se rapproche des êtres vers lesquels son analogie le rappelle à chaque instant et fuit ceux qui lui sont contraires. Ainsi la loi d'un culte est fondée sur une vérité première et évidente, c'est-à-dire sur la loi qui résulte essentiellement de l'état des êtres et de leurs rapports respectifs” Le Tableau naturel, IX.

De cette définition de  Saint-Martin, il apparaît que pour rendre un culte à Dieu, il est nécessaire de se mettre en rapport analogique (de correspondance) avec Lui. C'est cette conformité, cette imitation, qui crée le courant sympathique et fait que l'orant et l'objet de son adoration ne font plus qu'un. L'homme devient alors symbole de Dieu, c'est-à-dire son véhicule réel.

La voie interne repose sur deux termes : assimilation et identification. Il est intéressant de noter que l'Eglise, par les Sacrements, est dépositaire du processus : identification par assimilation (la reproduction des actes précède et conduit à l'identification de l'être), alors que le Martinisme, par l'Initiation est dépositaire du processus : assimilation par identification. Une fois encore, les deux, loin d'être opposés, sont complémentaires.

(Digression : l'assimilation par identification relève aussi de la FM : s'identifier à Hiram permet d'assimiler l'esprit de la maçonnerie. Le Maître Ecossais S.A., apprenant la vraie nature d'Hiram s'identifie à cette nature huiténaire et assimile sa propre quadruple puissance, représentée par les 4 tableaux. + quatriple essence divine, X quadruple puissance humaine, les deux réunies formant le huiténaire, aux deux natures).

Les cultes martinéziens sont susceptibles de transposition en interne par identification de l'orant à la fonction divine exprimée par l'intitulé du culte : L'orant devient véritablement cette fonction, le temps de son opération.

La succession des cultes énumérée par Martinez est à respecter. Le culte d'expiation est au commencement de toute pratique, suivi des cultes de séparation à l'égard de ce qui est faux, pour terminer par l'union à ce qui est vrai. Cette trame d'intention tisse les pratiques opératives exprimées par les rituels. Elle en conditionne la régularité et l'efficacité, en interne comme en externe.

SAGI NAHOR

HD 55

Enregistré dans : INTERNE — 28 octobre, 2009 @ 2:56

“Tâchez d'atteindre à cette idée sublime, que le véritable bonheur de l'homme ne se trouve que dans le bonheur de ses semblables ; dites en vous-mêmes, et dans le secret d'un coeur calme et pur : Je sens avoir besoin du bonheur des autres. Il me semble que la famille humaine ne fait qu'un, et que j'ai au fond de mon être le désir de la félicité de tous ses membres”. Le Philosophe Inconnu
SAGI NAHOR

L’ESPACE DU TEMPLE

Enregistré dans : INTERNE — 26 octobre, 2009 @ 1:17

“Allons au Nord nous revêtir de force et de confiance ; et le Midi sera bientôt soumis. Mon ami, nous reviendrons ensuite aux sources de la vie, pour leur rendre hommage”. HD, Chant 272

Oeuvrer dans le Temple du Coeur, c'est ouvrir sa Conscience à la Présence de Dieu, c'est transformer son champ de Conscience en Espace Sacré. Lorsque la Conscience de l'homme et la Présence de Dieu ne font plus qu'un, la Loge du Coeur est ouverte et les travaux peuvent commencer.

Le Mental se tourne alors vers le Nord symbolique, et s'imprègne des idées clefs : force de Dieu et confiance en soi, force de soi et confiance en Dieu. Le Nord symbolique est la “chambre de retraite” et la “chambre de préparation” de la théurgie interne. C'est le 1er degré du travail.

Ceci étant parfaitement effectué, le Mental peut alors se tourner vers le Sud symbolique, le lieu de tous les combats. C'est dans son Sud symbolique, que la Conscience évalue de poids de ses erreurs, qu'elle prend la mesure de ses actes et détermine le nombre des réajustements à effectuer (ce nombre étant à la fois quantitatif et qualitatif). Ce 2ème degré de travail effectué, il reste à se recentrer sur la triple Lumière de l'Orient (le Centre de l'Etre) et de rendre grâce à l'Auteur de toutes choses, non point seul, mais avec l'Ami, ce Bon Compagnon qui toujours nous inspire le Désir véritable.

Cette union de soi, de l'Ami et de l'Auteur de toute choses achève le 3ème degré de ce travail interne, qui met en oeuvre la triple puissance divine confiée à l'Homme (celle qui provoqua sa chute et sert de ce fait à sa Réconciliation).

SAGI NAHOR



CHANTS HD

Enregistré dans : TRADITION — 26 octobre, 2009 @ 8:56

“Le Seigneur a fondé son Temple dans le coeur de l'homme ; il en a tracé là tout le plan ; c'est à l'homme à en élever les murailles et à achever tout l'édifice”. 270

“Est-ce du sein de la paresse et de l'indolence, qu'il faut aller chercher l'oeil de Dieu et la main de Dieu ?” 271

“Quand est-ce que ma prière acquerra de la force ? Quand sera-t-elle comme le feu de la fournaise, qui fond les métaux ?” 269

“Il a placé son Temple et son oracle dans ton coeur, afin que dans tous les temps et dans tous les lieux, soit en marchant, soit en étant au repos, tu fusses en état d'y entrer et de le consulter” 270. Le Philosophe Inconnu

SAGI NAHOR

DE LA PURIFICATION DE LA FORME

Enregistré dans : TRADITION — 18 octobre, 2009 @ 9:46

Pour l'Homme du torrent, la forme de l'homme est son corps animal, fait de sang, d'os et de chair. ils ne sont en vérité que les supports matériels du feu, de l'eau et de la terre élémentaires.

Ces éléments ne constituent pas, eux non plus, la forme véritable de l'Homme ; ils ne sont eux même que les agents temporaires des trois essences spiritueuses du soufre, du sel et du mercure philosophiques.

Ces trois essensces ne constituent pas, elles non plus, la forme véritable de l'Homme, n'étant elles-mêmes  qu'une production des Esprits ternaires de l'Axe Feu Central. La forme véritable de l'Homme n'est pas spiritueuse, mais spirituelle.

De ce fait, il ne peut exister d'alchimie spirituelle, mais seulement une alchimie spiritueuse. En effet, l'alchimie repose sur le processus : séparer, purifier, réunir. Or l'Esprit étant simple, pur et unique, il ne peut être séparé, il n'a pas besoin de purification et n'a rien avec quoi se rassembler, étant lui-même le Tout. L'erreur vient d'une confusion entre l'âme spirituelle divine impassive et l'âme temporelle animale passive.

Si le corps animal de vie passive a besoin de chaleur, d'eau et d'aliments, le corps spirituel est quant à lui nourri uniquement par les fruits spirituels, qui proviennent de deux “arbres” (que le Temple dresse en Colonnes).

Le premier est l'Arbre de Vie, dont le fruit nous est offert par le sacrifice que fit Ieshoua au temps de son incarnation. Par sa mort et sa Résurrection, il a ré-ouvert le Sentier de la vie spirituelle divine à tous ceux et à toutes celles qui appellent Dieu de leur Désir, ou même de leurs soupirs.

Le second fruit vient de notre travail personnel sur l'Arbre de la Connaissance du bien et du mal ou Arbre de la Discrimination, qui doit nous amener à opérer le Vrai, qui est Eternel et à repousser le faux, qui est ephémère.

La Grâce et l'effort, antinomiques, sont réunis dans la synergie d'action et d'opération de Dieu-homme incarné et de l'Homme-dieu réhabilité.

Pour l'Homme de Désir qui a commencé ses travaux de Réconciliation (2ème degré) “voici : toutes choses anciennes sont passées et toute chose est devenue nouvelle” :

OCCIDENT : la terre laisse la place au Pain et le mercure cède à l'Amour divin, qui nourrit et régénère le coeur de l'Homme dans la permanence de son Eternité.

NORD : la Personne (le mineur 4) du Nouvel Homme est le Sel de la terre et son individualité (état actuel) déchue est dissoute dans l'immensité de la Sagesse divine, comme la goutte d'eau retournée à l'océan ne se distingue plus des autres gouttes.

MIDI : le feu laisse la place au Vin et le soufre cède au Soufle divin qui anime le coeur de l'Homme nouveau.

ORIENT CENTRAL : telle est, la forme de l'Homme-Esprit : Elle est Lumière de la Conscience. 1. Conscience de la Présence de Dieu en soi ; 2. Conscience de soi dans l'Eternel qui est Dieu ; 3. Conscience d'être Un avec tous, en tout. Une triple Lumière, une seule Conscience. Une unique Lumière et un triple champs de Conscience.

(N.B. : pour les correspondances voir : “les nombres” et les tableaux de l'introduction aux “leçons de Lyon”).

SAGI NAHOR

LES EPREUVES

Enregistré dans : REFLEXIONS — 17 octobre, 2009 @ 11:28

“Dieu nous laisse souvent dans une longue incertitude, pendant laquelle il paraît ne pas veiller sur nous et nous livrer entièrement à nous-mêmes. Il semble nous cacher l'avenir et nous placer même dans des circonstances propres à nous donner de l'inquiètude et de violents désirs, afin de nous mettre dans le cas de montrer si nous ne nous plaignons pas de son injustice, si nous ne murmurons point contre sa volonté, et si nous ne cessons point de mettre notre confiance en lui. Ce sont là des positions délicates pour l'âme : elle se perd si elle s'abandonne aux tentations qui lui sont offertes ; mais si elle peut rpendre sur elle d'y résister, elle en retire des plaisirs et une vigueur qui l'élèvent au-dessus de tout”. Mon livre Vert, §513

SAGI NAHOR